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Le Festival de Théâtre
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En 2009, le Festival de Théâtre des CEC s’est déroulé le samedi 23 mai, à la Maison de la Culture Famenne-Ardenne (MCFA) de Marche-en-Famenne.

1. PRESENTATION DU FESTIVAL DE THEATRE DES CEC

1.1. LE DOCUMENT PRESENTAIT LES CEC – Voir Présentation et enquête "Comment vivent les CEC?"

1.2. LE FESTIVAL DE THEATRE DES CEC – Il s’agit de la première édition d’une manifestation que notre Fédération entend répéter pour lui donner plus d’ampleur. L’intention de la Fédération estde valoriser la pratique théâtrale par une rencontre conviviale des CEC et des animateurs avec leurs publics.

1.3. LE CHOIX DE LA PROVINCE DU Luxembourg – Le choix de la province du Luxembourg est porté tant par la qualité des équipements disponibles à Marche que par le projet de rencontrer de nouveaux publics. Notre Fédération souhaite donc y implanter durablement cette manifestation et devenir progressivement un moment significatif d’animation culturelle, ouvert à un public de plus en plus large. La province de Luxembourg compte 10 CEC dont l’Atelier de Marcourt (CEC de la commune de Rendeux) qui participe au Festival.

1.4. LES OBJECTIFS – Cette rencontre doit rendre le public attentif aux productions théâtrales des CEC et élargir leur public ; centrer le public sur l’enjeu de la créativité et sur le soutien à la démarche créative que portent les CEC ; faire reconnaît les CEC pour leur contribution à la créativité et pour la qualité créative de leurs apports culturels.

1.5. L’ORGANISATION – Dés le matin du 23 mai, trois groupes occuperont la scène de la Maison de la Culture de Famenne-Ardenne ; quatre autres groupes leur succéderont l’après-midi. Pour cette première édition, les ateliers de sept CEC présenteront en effet leur production.

Le jury, composé de professionnels du théâtre, distribuera autant de mentions que de groupes participants, chacun pour le principal point fort de son spectacle. Plutôt que d’établir un classement, cette manifestation vise à stimuler la créativité des participants.

En amont de cette manifestation, la Fédération a organisé le soutien à la démarche créative des groupes participants en organisant leurs rencontres avec des professionnels de la scène (différents bien sûr des membres du jury) qui auront suivi leurs démarches créatives.

Les médias seront invités à la manifestation, particulièrement TV Lux et les télévisions communautaires opérant dans les régions des participants.

1.6. LES SPECIFICITES DE LA MANIFESTATION – En synthèse, la valeur ajoutée propre au Festival de Théâtre des CEC est de présenter des spectacles différents, à la fois, des travaux de professionnels et des travaux d’amateurs. Ce Festival met donc en lumière une pratique émergente du théâtre, très structurée. Les professionnels sont parfois déroutants et authentiques mais peu accessibles ; les amateurs sont parfois émouvants mais conformistes. Les ateliers théâtraux des CEC cherchent à échapper à ces deux travers parce que les participants s’approprient un langage artistique pour conduire une démarche collective de création, en revisitant le répertoire ou en inventant de toutes pièces un spectacle.

Les spécificités du Festival de Théâtre de la FPCEC tiennent à celles des CEC : à l’ exigence de qualité artistique ; à l’expérience de création et des techniques artistiques ; aux projets de groupe et aux enjeux culturels, sociaux et démocratiques sur lesquels travaillent les CEC.

1.7. LA PERTINENCE CULTURELLE DU PROJET – Le site électronique de la Province caractérise ainsi la politique culturelle de l’institution : « Musique classique et musiques amplifiées, arts plastiques de tous types, théâtre-action ou pièces du répertoire, chansons d'ici et d'ailleurs, diffusion audio-visuelle autant que musées, littérature et ateliers d'écriture, architecture, sports… la culture est multiple, vivante et n'exclut rien... » « En matière culturelle, la politique de la Province de Luxembourg est basée sur trois axes prioritaires : […] soutenir concrètement les mouvements volontaires et les associations œuvrant sur le terrain culturel ».

La pertinence de notre Festival rencontre très précisément deux points de ce programme : dans leur pratique quotidienne, les CEC visent exactement à développer cette « culture multiple, vivante et [qui] n’exclut rien » ; le soutien demandé invite la Province à concrétiser l’objectif de « soutenir concrètement les mouvements volontaires et les associations œuvrant sur le terrain culturel ».

En synthèse, le projet de la Fédération des CEC est de créer, en province du Luxembourg, un rendez-vous annuel des ateliers créatifs théâtraux en mettant l’accent sur la participation active de tous les protagonistes.

2. EVALUATION DU FESTIVAL DE THEATRE DES CEC

2.1. LA PARTICIPATION ET LA PREPARATION – A l’automne 2008, 15 CEC s’étaient déclarés intéressés. Après 8 désistements, l’organisation de la journée était prévue pour 7 CEC. Finalement, après deux désistements tardifs, 5 CEC ont participé (La Vènerie, Martinrou, Couleurs du Monde, ATTHBE et Maison des Enfants de St Gilles).

Deux professionnels du théâtre ont accompagné le processus dans les CEC participants : Jacques HERBET a travaillé avec 3 CEC (Couleurs du Monde, Marcourt et La Reid, dont deux qui se sont désistés tardivement, Marcourt et La Reid) ; Monsieur ZO a travaillé avec la Maison des Enfants de Saint Gilles. Les CEC concernés ont fort apprécié ce regard extérieur et l’apport de ces deux professionnels.

2.2. LES CEC ET LES PARTICIPANTS – L’organisation et une atmosphère « bon-enfant » convenaient aux participants. La durée imposée d’une 20 aine de minutes par spectacle a été respectée ; les CEC paraissent s’y être adaptés sans difficulté. Les CEC ont apprécié les tours de table organisés par blocs de 2 ou 3 CEC, après leur présentation et ont souhaité que le jury soit moins réservé dans ses appréciations et les expose en des termes plus compréhensibles pour les participants (majorité d’enfants et d’adolescents). Les CEC souhaitent une organisation aménagée pour permettre aux groupes d’assister aux spectacles les uns des autres. Le public, composé des participants avant ou après leur participation, était évidemment assez mince. La presse s’est abstenue, la manifestation n’ayant pas été annoncée dans le programme de la MCFA. La question d’un enfant « Et qu’est ce qu’on reçoit ? » est restée sans réponse.

2.3. LE JURY – L’organisation de la journée correspondait aux attentes des membres du jury. Les tours de table organisés dans la salle leur convenaient. Ils ont, avec beaucoup d’application, suivi les spectacles d’inégales valeurs et apporté des critiques principalement positives, soulignant les caractéristiques positives des spectacles, conformément à ce qui leur avait été demandé. Le rôle du jury devrait être renforcé pour que ses membres puissent davantage faire profiter de leurs expériences les groupes participants et développer ainsi les interactions entre le jury et les participants.

2.4. LE ROLE DE LA FPCEC – Le rôle de la FPCEC était de rassembler des CEC, de mettre à leur disposition un lieu de qualité, d’organiser la manifestation, d’imposer des consignes et, sur place, de "mettre de l’huile dans les rouages". Ce rôle a été apprécié par les CEC, le jury et les accompagnants. Les CEC participants souhaitent la reproduction de cette initiative.

2.5. RENCONTRE AVEC LES ANIMATEURS DES CEC PARTICIPANTS – Après la journée du 23 mai, la Fédération a réuni les animateurs des CEC participants pour recueillir leurs avis et améliorer l’organisation de la journée.

Les animateur ont fait une appréciation très positive (enthousiaste même) du rôle des accompagnants, surtout de Jacques HERBET, tant pour les animateurs que pour les participants, tant pour la mise en scène que pour des aspects plus techniques (lumière, …) ; la proposition d’un regard extérieur sur un processus en cours doit donc être reproduite ; les uns souhaitent une intervention plus en amont, les autres sur un spectacle déjà bien élaboré ; ce qui ne pose pas de problème, puisque le choix du moment appartient aux CEC.

Les animateurs ont exprimé plusieurs souhaits : principalement, les souhaits d’élargir le jury à d’autres disciplines des arts de la scène (danse, …) ; d’intensifier les échanges entre jury et participants (dans un langage accessible) et aussi entre les participants ; de prendre le repas de midi ensemble, afin que les groupes se rencontrent ; la possibilité de répéter sur scène avant le spectacle (comme cela a été fait – à reproduire donc) ; de commencer plus tard pour les enfants venant de loin (le programme avait cependant été concerté avec les animateurs) ; et d’organiser la distribution de récompenses au moins symboliques.

Quant au choix du moment et du lieu : le mois de mai est le choix majoritaire des animateurs participants et le choix de la MCFA, même lointaine pour certains, est très apprécié (« Ca donne aux enfants l’impression de partir en tournée »).

2.6. DEUX PROPOSITIONS – Les animateurs accueillent avec enthousiasme la proposition d’organiser un résidentiel technique pour renforcer les prestations des participants ce résidentiel doit avoir plusieurs enjeux : des apprentissages techniques et les échanges entre les groupes et le renforcement de la cohésion des groupes. Par ailleurs, les animateurs proposent d’organiser la journée de festival en résidentiel, pour permettre plus de répétition et de mise au point sur place et plus d’échanges entre les participants.

2.7. PLUSIEURS POINTS FORTS – Les partenaires (FPCEC, animateurs, jury et accompagnants) sont d’accord sur plusieurs points forts a retenir de la journée de Festival de Théâtre des CEC : l’accompagnement en amont du 23 mai ; la participation de groupes motivés (les dernières semaines de contacts plus intenses entre la FPCEC et les CEC ont été déterminantes) ; l’implication (dans certains cas, l’enthousiasme) des animateurs motivés par la manière dont ont été entendues les contraintes qu’ils rencontrent ; l’implication du jury ; et le rôle de la FPCEC ainsi que le type d’organisation de la journée

2.8. PLUSIEURS POINTS SONT A RENFORCER – Clarifier les enjeux de l’opération (pour éviter l’attente de récompenses qui ne viennent pas) ; renforcer les échanges entre les groupes participants (avant, pendant et après) ; inciter les CEC à accueillir un accompagnant, pour éviter des spectacles plus faibles ; renforcer les apprentissages techniques, pour les groupes qui auront identifié leurs faiblesses ; renforcer les interactions entre le jury et les participants ; préciser au jury qu’il devra éclairer les participants sur les points faibles de leur spectacle ; et intégrer la journée dans le programme de la MCFA pour attirer la presse

2.9.LES PERSPECTIVES – Elles tiennent en trois points : rééditer le festival de Théâtre des CEC ; organiser un WE résidentiel (apprentissages techniques et échanges entre les groupes) ; et organiser (tous les ans ou tous les deux ans) un spectacle commun a un groupe de 2 ou 3 CEC et lui donner une résonnance médiatique. Il s’agit de montrer ce que font les CEC sur scène par une création qui sera leur œuvre collective ou non (si un CEC fait une proposition que d’autres acceptent) ; le travail suppose un thème commun large ; l’initiative des contacts entre les CEC appartient à ceux qui sont intéressés.

2.10. LES COMPTES DE L’OPERATION – Le total des dépenses est de 2.594 €. La province de Luxembourg a accordé à la Fédération un subside de 422 €. Le coût total est donc de 2.171 €. Pour rappel, le budget global était de 5.106 €. Le léger surcoût (722 € au lieu de 670 €) de la salle de Marche-en-Famenne et la prise en charge de frais de bouche (80 €) ont été plus que compensés par le subside de la Province du Luxembourg et par de moindres coûts en accompagnants : +/-880 € au lieu de 3.000 € – 4 CEC ont eu recours aux accompagnants alors que nous avions calculé ce poste sur 15 CEC ; en membres du jury (+/- 580 € au lieu de 1.020 € pour 5 personnes, sur 6 prévues) ; en déplacements (148 € au lieu de 416 €, Christian n’ayant pu se déplacer dans tous les CEC). Au total, si 10 CEC avaient participé et si tous les déplacements prévus avaient été réalisés, le coût se serait élevé à quelque 4.500 €.

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