” Le CDH a pris la responsabilité de saborder, sans doute à court terme, les exécutifs auxquels il participait dans les entités fédérées.

S’il ne revient pas à la CESSoC de porter de jugement politique sur la situation, elle regrette qu’une série de discussions sur des dossiers essentiels soient aujourd’hui suspendues, alors même qu’un travail considérable a été fourni par les cabinets ministériels, les administrations et les fédérations d’associations.

L’avant-projet de Décret sur l’emploi socioculturel, qui faisait l’objet d’un préaccord après de longues discussions, devait passer en première lecture au Gouvernement de la Communauté française avant les vacances parlementaires. Peut-on encore espérer que le calendrier annoncé soit respecté dans la mesure où cette modification décrétale bénéficiait du soutien des deux partenaires de la majorité actuelle ?

L’importante réforme APE allait voir le gouvernement wallon adopter un texte en deuxième lecture cet été, après des tractations nombreuses qui n’étaient pas si loin d’un accord.

L’ensemble des accords non marchands sont également suspendus aux recompositions politiques. En Région bruxelloise, les montants en jeu n’étaient pas encore connus. Par contre, les gouvernements wallon et de la Communauté française avaient dégagé des sommes en conclave; encore faut-il que les décrets d’ajustement budgétaire soient votés là comme à Bruxelles… et que des gouvernements soient à même de désigner des représentants dans les négociations.
De plus, les secteurs groupés au sein de la CESSoC sont nombreux à attendre la mise en œuvre, qui, d’un nouveau Décret ou d’une Ordonnance, qui, de nouveaux contrats-programme, qui encore, la signature de conventions ou l’évaluation entamée d’une politique sectorielle.

Enfin, il en va de même au niveau de nombreuses associations socioculturelles dont le déroulement des activités se trouve aujourd’hui troublé, voire suspendu, à une subvention qui tardera à être versée, au réexamen d’un dossier, à l’ajustement budgétaire dont on ne sait quand et quelle majorité l’adoptera, ou plus simplement, à l’incertitude de cette période d’absence d’interlocuteurs au sein des exécutifs fédérés.

La CESSoC regrette vivement cette situation d’interruption du fonctionnement des gouvernements. Il est essentiel que les associations puissent continuer à travailler sereinement. La CESSoC réclame que les secteurs qu’elle défend puissent poursuivre, dans tous les domaines, les dialogues constructifs engagés avec les responsables politiques. Elle en appelle à la responsabilité des partis pour assurer rapidement la continuité des dossiers et restaurer la confiance auprès des associations qui tissent, au jour le jour, des liens qui assurent la cohésion dans notre société. “

 Source : CESSoC