Nouvelles d’ici et d’un peu plus loin : … CRISE ! … GOUVERNANCE ! … c’est l’ÉTÉ ! 😉

CRISE [kriz] n.f. (1690 ; par anal.) Phase grave dans l’évolution des choses, des évènements, des idées. → Perturbation, rupture (d’équilibre).Le Petit Robert

Qu’y a-t-il encore à dire ?
Que nous la connaissons, en tant qu’opérateurs socioculturels, depuis plus de 15 ans ? Qu’il n’y a toujours pas de prise en compte de TOUS les responsables politiques de l’inéluctable pertinence de la culture dans notre société. Et par ce fait, que le déni du dé-financement (à force de non financer, nous en arrivons à une situation de dé-financement) presque systématique de la culture tous secteurs confondus  est une normalité ? Nous sommes en SOCIOCULTURAL CHALLENGE permanent depuis plus d’une décennie !
Que ce dé-financement prolongé, voire perpétuel et convenu (ou en tout cas qui est installé comme une mauvaise habitude), engendre une multitude de sous-mesures, de réajustements ciblés, de rectifications décrétales, de soutiens ponctuels à justifier, de redéfinition des missions mais restant dans le même esprit… La répétition du « Faut faire avec ! » ou du « Ne vous inquiétez pas ! » sont les symptômes de ces perturbations et de cette très longue crise.

Que les blocages ou les « sur place » engendrés par la décision du cdH sont effectivement une source d’inquiétude pour tous les opérateurs. Les enjeux concernés sont importants : garantir l’emploi, stabiliser et/ou accroître le financement pour certains, garantir une application plus viable des décrets… La CESSoC et l’UNIPSO, dont la FPCEC est membre, nous le rappellent pour la réforme APE, les accords du Non-Marchand, le décret emploi socioculturel et la réforme sur la loi des asbl. Cette dernière n’est pas à prendre à la légère ! C’est véritablement le SENS même de l’associatif qui est en jeu.

Que la crise du secteur Créativité s’installe depuis trop longtemps ! Pour rappel, les opérateurs sont seulement financés à hauteur de 80% de leur forfait officiel de « base », pas de subvention pour les objectifs spécifiques (65.000€ à trouver pour 2017… c’est trop ?!), pas d’activation pour l’emploi… un dé-financement de près de 40% pour certains donc. A quand un financement à 100% ?

Quant à la GOUVERNANCE… NE VOUS TROMPEZ PAS de combat ! Que cette quête de réinvestir l’éthique, la justesse et le bien commun dans chaque décision et acte politique, infime soit-il, ne devienne synonyme de contrôle, de chasse à l’ultra cohérence (utopie suffocante), du renforcement des justifications stériles, d’un état d’esprit de suspicion…

L’attente est en effet une amélioration de la gouvernance en revenant à une formule bien connue : « avec du bon sens ». Du bon sens par-delà ses propres convictions, son envie d’user de son pouvoir relatif sur une institution, un village et/ou une région, sur le sens des politiques culturelles… C’est cette droiture-là, sans devenir une rigidité d’esprit, à laquelle les opérateurs aspirent. Ne plus devoir convaincre, combattre en interne au sujet de ces choix de politiques culturelles. Ce sont ces petits « sabordages » quotidiens qui essoufflent, fatiguent, dégoûtent, rendent malade.

La GOUVERNANCE comme un pari de confiance : OUI ! Celle qui permet de comprendre le cadre, d’identifier les balises, d’apprécier les risques de nouveautés ou d’expérimentations fragiles, de contrôler sereinement les minima structurants, d’oser faire, d’oser dire, d’oser être au cœur de nos vies professionnelles, citoyennes, personnelles : OUI !

Ministres, députés, bourgmestres, échevins, conseillers… inspecteurs… responsables de l’Administration : chiche ou pas chiche pour cette confiance-là ?

Perler avec vous, reste un plaisir infini et une force dynamisante, merci pour votre engagement quotidien.

Bel été à vous !

L’équipe de permanentes